Les mecs montent dans la chambre de Tom. Maman les accompagne.
- Mais enfin, qui êtes-vous ? Pour qui vous vous prenez, je n'ai pas de chevaux chez moi, c'est absurde ! *leur crie-t-elle* Oh !
Elle vient de nous voir.
- Mais...MON DIEU ! MES FILS, OU SONT MES FILS ?!
- Calmez-vous madame, ils sont probablement partis.
Mais non, trou du cul, on est là !
Je me mets debout pour le virer.
Tu parles, il me balance une pichenette sur les naseaux. Oh l'enfoiré !
J'attrappe un stylo avec ma bouche, un bout de papier sur le bureau et écris à ma mère :
- Ich Bin Bill ???! QUOI ?
Elle tombe par terre. C'est malin...
- Mais qu'est-ce que tu fous ? *me lance Tom*
- J'essaye de lui expliquer qu'on est là, mais...
A quoi bon...
- Madame, reveillez-vous !
- Mes fils...Bill et Tom...C'est eux, là ?
- Mais non, mais non.
- Mais ils viennent de me le marquer !
Elle lui montre le papier. Et lui il ferme sa gueule ! Cha ! *comme on dit ^^*
Ils s'en revont *oulà, c'est très français ça o_Ô...* dans le couloir. On entend plus ce qu'ils disent.
- Bon qu'est-ce qu'on fait ?
- Ben je sais pas...J'ai faim.
Tiens donc, ça m'aurait étonné...
- Ben...On a qu'à descendre à la cuisine !
- Ah ouai ? Et comment ? On est un peu trop gros pour passer par la fenêtre, on est des chevaux je te rapelle.
C'est drôle, je ne le savais pas ! -_-'
- Et par la porte aussi...*rajoute-t-il*
- Bien sûr que si, on passe ! Comment j'aurais fait pour rentrer dans ta chambre, sinon ?
- Ah ouai...Bon ben, on y va ?
- Une minute. Je suis pas sûr de savoir descendre les escaliers avec mes sabots...-_-''
- Et merdeuh ! Bon tant pis, on y va quand même ! On va pas rester bloqués ici !
On pousse la porte. Ils nous regarde comme si on venait de pondre un oeuf.
Bonjour !
On passe en coup de vent, on dévalle les escaliers *comme on peut*, je manque de me viander, et on file à la cuisine.
- Bill, j'arrive pas à ouviri le frigo !
- Démerde-toi, sinon c'est l'herbe du jardin que tu vas bouffer !
- Beurk...
- Voilà, ce sont les deux Oldenburgs dont je vous parlais, Mr Rhaus.
- Bien bien. De belles bêtes n'est-ce pas ?
La bête, elle t'emmerde gros lard.
- Tom.
- Quoi...
- A trois on court, ok ?
Non.
- Ok.
- Un...
- Je vous doit combien ?
- Deux...
- 12000¤ chacun, ça vous fait 24000¤, s'il vous plaît.
- TROIS !
On se lève tous les deux, on se dégage des longes et on galope droit vers la sortie. Tout le monde nous regarde passer.
Eh, même en chevaux, on est des stars ! Sauf que Bill a, encore et toujours, un peu plus de succès que moi...-_-'
OUP'S ! L'autoroute ! Euh...Tant pis, on a pas de temps, on trace sur le bord !
- Bill, chuis épuisé...
- Allez Tom ! Encore un peu et on arrive à Hamburg !
- Mais pourquoi faire...ça sert à rien, on est des chevaux...
- On va aller voir Gus et Ge !
- Comme s'ils allaient nous reconnaître...
- Tais-toi et avance !
On court encore quelques centaines de mètres et on arrive devant chez nous. Tom est carrément exténué. Va falloir que je l'entraîne à autre chose que ce qu'il a l'habitude...
On sonne. Enfin je sonne.
Un grand bruit de pas à quatre temps résonne dans l'entrée. La porte s'ouvre. Un grand Cob normand apparaît au seuil.
- GEORG ? *on s'écrie en même temps avec Tom*
- Ouai...Salut les jumeaux.
- Et Gustav ?
- Moi je suis un Welsh D...*dit-il en arrivant à son tour*
- ça me rassure qu'on ne soit pas les seuls dans se pétrin !
- La moitié de la ville s'est transformée. ça va être comique pour les écuries !
- C'est ici ! J'ai entendu des hennissements !
Quelle idiote, cette Mme Grüsse ! Elle nous a fait repérer !
- On s'en va ! *lance Georg* suivez-moi !
On entre dans la petite maison. Non, dites-moi qu'il plaisante...
Une grande fenêtre est ouverte au fond de la pièce. Je me souviens qu'on s'y asseyait à quatre dessus. C'était facile ! Mais de la à la sauter, je refuse carrément !
- Vous êtes prêts ?
- Ge, c'est de la folie, on ne va jamais y arriver !
- Tu parles ! Toi et ton frère, vous êtes des spécialistes du saut ! Gustav est un poney souple, et celui qui devrait s'inquiéter, c'est moi ! parce que je suis normalement prévu pour l'attelage ! Bon allez, on y va !
Il s'élance et saute *sans problème* la fenêtre. Ce type est fou.
Gustav bondi à son tour, puis Tom. Il ne reste que moi. Bon, ben, quand 'faut y aller, 'faut y aller, hein ?
Je prends le galop, baisse l'encolure plie les jambes...et efface sans soucis le rebord de cette maudite fenêtre !
- Maintenant, on trace !
- Où ça ?
- Pas ici ! Il faut sortir de l'Allemagne ! Les chevaux y sont traités comme des machines !
- Et où tu veus aller, donc ? *je répète*
- On va partir en France.
- Ils sont mieux traités les chevaux ?
- Pas partout, mais j'ai entendu dire par le Merens d'à côté que le Sud était un endrois extraordinaire pour les chevaux.
- Ok. On est dans le Nord-Est de l'Allemagne, et on va aller péter au Sud de la France. Bien, d'accord...C'est vrai qu'on sera en pleine forme à l'arrivée, c'est à dire ce soir, n'est-ce pas ?
- Arrête Bill ! T'es pénible à être tout le temps cynique dès que quelque chose ne va pas ! On y mettra peu être un peu de temps, mais ça en vaut la chandelle ! Alors en avant !